Khana = chewal.
Facile !
Ca manque de crayon tout ça mais ça viendra.
Le processus de compensation est qu’inconsciemment je sélectionne un petit extrait de quelque chose que j’ai entendu récemment, un "motif".
Et je le reproduit à l’infini sur un clavier imaginaire, un truc que j’aurai tout le temps sur moi : mes pouces.
En marchant, dans le lit, sur le guidon du vélo. Si j’ai les mains occupées j’utilise mes dents, la canine gauche c’est la note la plus basse et je "monte" jusqu’au molaires.
Ca correspond aux doigtés tout simplement.
Si le motif est simple les mains reproduisent exactement la même chose en miroir.
Sol mi re mi do mi re mi sol mi re mi do mi re mi...
Do mi re mi sol mi re mi do mi re mi sol mi re mi...
C’est le début d’un prélude de Bach.
Si c’est polyrythmique, les mains se partagent la tâche.
Une forme de travail parallèle, indépendant, d’ailleurs souvent si je prend conscience du truc je perd le fil.
Sinon après quelques heures c’est amusant de voir que j’ai gardé comme un sample d’un truc que j’aurai sélectionné à la volée et que je répète inconsciemment à l’infini comme s’il devait se graver quelque part dans ma tête. Hier c’était le début d’un morceau de 16 Horsepower.
Oui ça me manque c’est la première fois en 20 ans que je ne touche pas un piano pendant une durée aussi longue.
Je fini par aller voir la maîtresse au bureau pour lui dire que je ne comprend pas la phrase.
"Il pêle une pêche."
C’est l’humiliation quand je retourne à ma place en ayant pris conscience qu’il s’agit du fruit.
À part ça, je continue de penser que ça manque de pêche...
Sans jeu de mot.